Données de Moneris pour le premier trimestre de 2026 : les dépenses de consommation au Canada restent stables – pistes de réflexion pour les petites entreprises
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Données de Moneris pour le premier trimestre de 2026 : les dépenses de consommation au Canada restent stables – pistes de réflexion pour les petites entreprises

23 avril 2026 clock Calcul du temps...

TL;DR

  •     La population canadienne se réorganise, elle n’abandonne pas.
  •     Les dépenses restent stables par rapport à l’année précédente (volume des transactions : -0,27 %, montant moyen des factures : +0,18 %).
  •     Le moral est plus bas que les dépenses (49 % des gens estiment que l’économie est en difficulté, contre 23 % qui jugent leur situation financière mauvaise).
  •     Les dépenses discrétionnaires se tournent vers les expériences (divertissement + compagnies aériennes : +11 %).
  •     La clé du succès réside dans la clarté, la cohérence et un processus de paiement fluide, plutôt que des remises généralisées.

Pour les Canadiennes et Canadiens, la situation est préoccupante. Mais les gens continuent à dépenser.

Cette distinction est importante, surtout si vous dirigez actuellement une petite entreprise et que vous essayez de vous faire une idée de ce à quoi ressembleront les prochains mois.

Au premier trimestre de 2026, Moneris a analysé les données transactionnelles agrégées à l’échelle nationale et les a comparées avec les résultats d’un sondage national sur le moral des consommatrices et consommateurs mené en partenariat avec Angus Reid. Ce que les chiffres nous révèlent, ce n’est pas une histoire d’abandon. C’est plutôt une histoire de modération, et pour les petites entreprises, la différence entre les deux est bien réelle.

Les chiffres reflètent une situation plus stable que ne le laisse supposer l’humeur générale.

Près de la moitié de la population canadienne, soit 49 %, estime que l’économie est en difficulté. Mais seuls 23 % des gens estiment que leur situation financière est mauvaise. Cet écart de 26 points est l’un des principaux éléments qui ressortent des données. Les Canadiennes et Canadiens s’inquiètent de la situation économique générale, mais parviennent globalement à s’en sortir au niveau des ménages.

Les données transactionnelles en témoignent. Les dépenses totales à l’échelle du Canada sont restées pratiquement inchangées par rapport à l’année dernière, le volume des transactions n’ayant baissé que de 0,27 % et le montant moyen des transactions ayant augmenté de 0,18 %. Ces chiffres ne semblent pas évoquer un retrait ou un abandon de la part des consommatrices et consommateurs. Un véritable recul se traduirait généralement par une baisse plus marquée tant du nombre de transactions que de la valeur moyenne des transactions. Au contraire, les chiffres montrent que les gens surveillent de plus près la façon dont ils dépensent leur argent.

Dans quels domaines la population canadienne continue-t-elle de dépenser?

Les dépenses en biens essentiels sont restées stables tout au long du trimestre. Les dépenses liées à l’alimentation, à la santé, aux services publics et gouvernementaux sont toutes restées stables également. Ce n’est pas une surprise. Ce qui est encore plus révélateur, c’est la manière dont les dépenses discrétionnaires ont été affectées.

Les dépenses dans le secteur du divertissement et celles des compagnies aériennes ont toutes deux augmenté de 11 % par rapport à l’année dernière. La population canadienne ne renonce pas aux dépenses non essentielles. Elle se concentre sur les expériences qui en valent vraiment la peine. Lorsque les gens réduisent leurs achats impulsifs tout en continuant à dépenser pour les voyages et les loisirs, cela ne signifie pas qu’ils sont en mode survie. Ils font des compromis.

Pour les petites entreprises, c’est cette information qui compte le plus. Votre clientèle continue de dépenser. Toutefois, les gens font preuve de plus de discernement et ne dépensent pas n’importe comment.

Portrait régional : on constate des disparités locales, mais aucune tendance nationale.

L’Alberta et le Québec ont enregistré une croissance modérée par rapport à l’année dernière. Certaines régions des Prairies et du Canada atlantique ont connu des conditions plus clémentes. Ces différences reflètent les dynamiques économiques locales et ne constituent pas pour autant un renversement de la situation à l’échelle nationale.

À quoi ces informations sont-elles utiles aux petites entreprises?

Les consommatrices et consommateurs n’ont pas disparu. Les gens sont simplement plus exigeants.

Ce n’est peut-être pas le moment de se livrer à une guerre des prix ou de chercher à augmenter les volumes à coups de promotions. C’est le moment de miser sur la confiance. Les petites entreprises qui communiquent clairement leur valeur ajoutée, offrent un service constant et font en sorte que chaque transaction semble être le bon choix, remporteront la faveur des consommatrices et consommateurs.

Voici quelques points sur lesquels il convient de se concentrer pour l’instant : 

  1. Formulez votre proposition de valeur de manière précise : spécifiez ce que vous proposez, à qui cela s’adresse et pourquoi cela en vaut la peine dès maintenant. 

  1. Réduisez les points de friction lors de la décision d’achat et du paiement :un processus simple, des conditions claires en matière de frais et de retours, ainsi que des options de paiement rapides et fiables constituent des atouts. Dans ce contexte, investir dans les relations avec la clientèle s’avère payant. 

  1. Misez sur la fidélisation :des offres ciblées et un service constant pour encourager les visites répétées. 

  1. Utilisez les promotions de manière stratégique :concentrez-vous sur la clientèle la plus motivée et sur les offres groupées, plutôt que sur des réductions généralisées.

 

Faire preuve de prudence dans ses dépenses ne signifie pas de s’interdire tout achat. L’occasion est toujours là. Il suffit juste d’un peu plus de volonté pour la saisir.

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Avertissement concernant les données de Moneris :Ces informations ne constituent pas des indicateurs du rendement commercial ou des résultats économiques d’une entreprise en particulier. Les renseignements de Moneris sont fondés sur des données transactionnelles agrégées et anonymisées et visent à fournir un aperçu général des grandes tendances du commerce au Canada. 


Avertissement concernant les données d’Angus Reid : Ces conclusions sont tirées d’un sondage réalisé par Moneris du 24 au 31 mars 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 1 001 adultes au Canada qui ont répondu au sondage en ligne et qui sont membres du forum Angus Reid. Le sondage a été effectué en anglais et en français. À des fins de comparaison uniquement, un échantillon aléatoire de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

 

Profil de l’autrice

Mia Huntington

Profil de l’autrice

Mia Huntington est cheffe des ventes et du marketing à Moneris. Elle dirige également les équipes des ventes, des partenariats et de marketing de l’entreprise. Comptant plus de 20 ans d’expérience dans les services financiers et la technologie, elle est connue pour stimuler la croissance et l’innovation. Auparavant, chez Elavon et Unisys, Mia a lancé des solutions transformatrices, comme « Achetez maintenant, payez plus tard ». Le style collaboratif de son leadership inspire les équipes et renforce la position de Moneris en tant que partenaire commercial de confiance.

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